sands-of-time (2) 15 h piggy-bank (2) 10,20 € screaming (2) 2/5 heart-beats (2) 1/5 calendar (2) 1991

LE PITCH

Une fois n’est pas coutume, je m’attaque à un livre dont on a beaucoup parlé, American Psycho. Et pour cause… Patrick Bateman est un jeune golden boy new-yorkais, il est raisonnablement cocaïné, fréquente les lieux les plus hype, ressemble à une gravure de mode et passe ses nuits à tronçonner des jeunes femmes. Dans une société de consommation à outrance, il se fond dans un paysage superficiel où seules comptent les apparences.

SI TU VEUX MON AVIS…

Rarement un livre ne m’a mise aussi en colère. Le trait est follement caricatural, le propos finalement assez simpliste et les critiques trop souvent dithyrambiques. Le héros, qui navigue dans un monde indifférent où la facture d’une carte de visite est plus importante que l’individu qui la tend, se raconte avec cynisme, violence et froideur. Cette critique de la société américaine des années 80, manque farouchement de finesse, l’auteur entraîne le lecteur dans un récit où l’horreur côtoie le porno souvent assez gratuitement, dans un style sec et impersonnel.

Un livre qui ne laisse clairement pas indifférent et que j’ai, pour ma part, purement et simplement détesté.

American psycho a été adapté au cinéma en 2000 par Mary Harron.

QUELQUES ÉCLABOUSSURES…

« Je possédais tous les attributs d’un être humain – la chair, le sang, la peau, les cheveux – , mais ma dépersonnalisation était si profonde, avait été menée si loin, que ma capacité normale à ressentir de la compassion avait été annihilée, lentement, consciencieusement effacée. Je n’étais qu’une imitation, la grossière contrefaçon d’un être humain. »

American psycho, Editions 10-18, 544 pages, format Poche.