sands-of-time (2) 7 h piggy-bank (2) 18,00 € screaming (2) 1/5 heart-beats (2) 1/5 calendar (2) 2012

LE PITCH

Vous voulez du cru ? Vous aurez du cru ! Déliquescence plonge le lecteur dans la descente aux enfers psychologiques d’une jeune femme ordinaire. Elle est plutôt jolie, travaille dans un centre social, a des amis et des parents. Une vie réglée, un peu monotone. Tout bascule lorsqu’un jeune homme fraîchement sorti de prison pousse la porte du centre. L’attirance irrépressible qu’elle éprouve pour lui l’amènera à un avilissement total, à l’isolement et à l’auto-destruction.

SI TU VEUX MON AVIS…

Pour son premier roman Deborah Kay Davies frappe fort mais dans le vide. Fort parce que le sujet l’est inévitablement, a fortiori lorsque le lecteur est une lectrice. Elle adopte un point de vue interne, le style est fluide, direct et le langage parfois cru. En revanche, tout cela est finalement une enveloppe vide. L’auteur a pris le parti de ne dévoiler que très peu d’éléments et de détails sur ses personnages. Trop peu, je pense, pour que l’on comprenne pourquoi et comment cette fille est manipulée si facilement par un bad boy assez cliché. A aucun moment je n’ai pu m’identifier au personnage, je n’ai tremblé pour elle, la trouvant tout au plus pathétique. J’ai lu ce livre jusqu’au bout avec l’espoir de trouver un point d’ancrage mais j’ai finalement glissé sur toute cette histoire sans m’y attacher une seconde. Dommage…

QUELQUES MOTS…

« Il ne revint pas, il ne revint pas et il ne revint pas. […] Au travail, je dupais tout le monde. C’était stupéfiant. En apparence, je ressemblais à moi-même, et je m’exprimais comme elle. Je mangeais ce qu’elle mangeait. Je portais ses affaires, même si je n’en aimais pas certaines. Je mettais même son maquillage. Mais à l’intérieur, je pataugeais. Pas facile dans ces conditions d’utiliser mon ordinateur et de répondre au téléphone, mais je me débrouillais. Je ne savais pas combien de temps je pourrais continuer comme ça. »

Déliquescence, Editions Le Masque, 256 pages