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Temps de lecture Prix Difficulté On aime... Date de sortie
14 h 19,90 € 1/5 3/5 2016

LE PITCH

Un hôpital psychiatrique, un cadavre. Jusque-là, c’est du déjà-vu sauf que la victime est morte de peur, un cri de terreur gravé sur le visage. Et là, ça devient étrange. Qu’est-ce qui a bien pu effrayer un homme au point qu’il en meure ? Il n’en faut pas plus pour exciter la curiosité de Sarah Geringën de la police d’Oslo. Elle se jette à corps perdu dans cette enquête aussi motivée par l’intrigante cause du décès que par l’envie d’oublier que son mari l’a plaquée la veille. Elle va rapidement mettre le doigt, et plus encore, dans une affaire aux ramifications historiques et internationales.

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SI TU VEUX MON AVIS…

Nicolas Beuglet, s’appuyant sur des faits historiques, construit un récit pour le moins effrayant. Pas le temps de te poser ni de réfléchir que t’es embarqué, grâce à la poigne virile de la jolie inspectrice, de révélation en révélation. Recherches sur le cerveau, religion, base militaire, CIA… T’en prends plein les mirettes.

Les codes du polar sont maîtrisés, le sujet hyper original, le rythme effréné, ce qui permet de ne pas rendre les (évitables) clichés trop polluants. Allez, il y a un peu de surenchère parfois, mais on aime bien, alors on pardonne.

Un polar qui ne marquera peut-être pas l’histoire du genre mais qui étonne, qui effraie et qui se lit d’une traite. Il te fera passer un long trajet en train sans que tu t’en rendes compte et il ira même jusqu’à te divertir.

QUELQUES MOTS…

« En terminant d’ajuster l’un de ses gants, Sarah entra dans la cellule. L’éclairage du polilight lui donnait toujours l’impression d’évoluer dans un aquarium. Dans la pénombre azurée, deux techniciens en combinaison étaient en plein travail. Le premier, au fond de la pièce, venait de s’accroupir près d’un lit. À l’aide d’une pince, il saisit quelque chose sur le sol et le déposa dans un flacon.
Le second technicien, chaussé de lunettes aux verres orange, portait en bandoulière un appareil ressemblant à un petit radiateur. La lumière bleutée provenait du tuyau raccordé au boîtier que le policier dirigeait avec méthode sur les murs, le sol et le plafond.
Par terre, des repères jaunes numérotés signalaient des indices. L’un des plots se trouvait à côté d’une silhouette adossée au pied du lit dont les traits étaient dissimulés par la pénombre. Sarah s’approcha. La chambre formait un carré. Un lit était donc collé au mur de droite et des toilettes et un lavabo se trouvaient à l’opposé. C’était le seul mobilier.
« 

Le cri, Editions XO, 494 pages.