sands-of-time (2) 9 h piggy-bank (2) 7,30 € screaming (2) 1/5 heart-beats (2) 1/5 calendar (2) 1998

LE PITCH

Bon, soyons bien clairs, je crois que je n’aime décidément pas Virginie Despentes. Après Baise-moi que j’avais copieusement vomi, je me suis attaquée à ce roman dans lequel elle nous inflige les tribulations parisiennes d’une provinciale psychologiquement instable et intellectuellement appauvrie bien décidée à devenir quelqu’un en perçant dans la chanson. Ne sachant pas chanter, elle fait entrer sa sœur jumelle en scène à sa place.

SI TU VEUX MON AVIS…

Après ce début laborieux, aucun cliché ne sera épargné au lecteur de cette histoire sordide mêlant suicide, usurpation d’identité, sexe, drogue et variétoche. Si ce livre eu l’avantage de ne pas me demander beaucoup d’efforts, il n’en reste pas moins que le propos est désespérément creux et sans grand intérêt. Entre violence, jalousie, dépression et névroses, on tourne vite en rond dans un récit aux rares rebondissements furieusement prévisibles. Lecteur, fuis, devant ces Jolies Choses

MISE EN BOUCHE…

« Terrasse, sur un trottoir, au milieu des travaux.
– Putain comme il fait beau…
– Ouais, ça fait mal aux yeux.
Claudine a oublié ses lunettes à l’appart, elle se fait éblouir, grimace en ajoutant :
– Je me sens chelou, c’est grave, ça fait déjà plusieurs jours.
Elle touche sa gorge et déglutit :
– Carrément, là, ça me brûle.
Magnanime, Nicolas hausse à peine les épaules :
– Si tu bouffais pas des antidépresseurs comme si c’était des carensacs, c’est probable que ça irait mieux.
Elle soupire longuement, en haussant les sourcils :
– Je me sens pas soutenue avec toi.
– Et moi je me sens mis dans la merde, avec tes idées à la con. »

Les jolies choses, Le Livre de Poche, 320 pages, format Poche