Temps de lecture Prix Difficulté On aime... Date de sortie
5 h 6,30 € 1/5 3/5 2008

LE PITCH

Au cours d’un voyage à Bali, le narrateur part rencontrer un guérisseur qui lui fait prendre conscience qu’il va bien mais qu’il va mal. Il est en bonne santé mais il n’est pas heureux. Le bonheur n’est pas une fin en soi, remarque, mais pour notre narrateur cela devient une sucette suffisamment alléchante pour qu’il décide de retourner voir son bonhomme qui au fil des visites lui montrera le chemin pour atteindre le Graal.

SI TU VEUX MON AVIS…

Soyons tout de suite moins malhonnête qu’un ministre, L’homme qui voulait être heureux n’est pas un roman qui va t’emmener rêver le long des plages de Bali et te raconter une belle histoire d’amour. Parce que, franchement, l’histoire en elle-même, n’a pas grand intérêt. Et puis que ça se passe à Bali ou à Knokke-Le Zoute, ça ne change pas grand chose à ce livre si ce n’est que le vieux sage de Knokke-Le Zoute, ça fait tout de suite moins glamour.

Une fois qu’on s’est débarrassé de ces considérations narratives et touristiques, il n’en reste pas moins que ce livre vaut le détour. Notre vieux guérisseur est quand même pétri de bon conseils. Il rappelle les fondamentaux du développement personnel, un peu lourdement, certes, mais avec efficacité.

Si tu penses avoir déjà répondu à pas mal de questions sur toi, tu vas te dire que Laurent Gounelle enfonce des portes ouvertes. Et tu auras raison. Mais, il est parfois bon de rappeler qu’elles sont ouvertes, justement, ces portes. Tu en doutes peut-être, mais j’ai aimé ce livre parce qu’il est aidant, parce qu’un peu de bienveillance et de simplicité ne nuisent point, parce qu’il ne te retourne pas le cerveau et qu’il va à l’essentiel. Un petit coup de pied au cul tout en douceur qui fait du bien.

UN PEU DE BON SENS…

« Pour moi une nouvelle vie commençait, et, dorénavant, ce serait ma vie, fruit de mes décisions, de mes choix, de ma volonté. Adieu les doutes, les hésitations, les peurs d’être jugé, de ne pas être capable, de ne pas être aimé. Je vivrai chaque instant en conscience, en accord avec moi-même et avec mes valeurs. Je resterai altruiste, mais en gardant à l’esprit que le premier cadeau à faire aux autres est mon équilibre. J’accepterai les difficultés comme des épreuves à passer, des cadeaux que m’offre la vie pour apprendre ce que je dois apprendre afin d’évoluer. Je ne serai plus victime des événements, mais acteur d’un jeu dont les règles se découvrent au fur et à mesure, et dont la finalité gardera toujours une part de mystère. »

L’homme qui voulait être heureux, Editions Pocket, 192 pages, format poche.