""
Temps de lecture Prix Difficulté On aime... Date de sortie
17 h 8 € 1/5 3/5 2012

LE PITCH

Cloé est une executive woman dans toute sa splendeur, belle, carriériste et arrogante. Sa vie bien maîtrisée bascule lorsqu’un soir elle est suivie dans la rue. L’homme la rattrape et prend la fuite. Cet incident aurait pu rester anodin si elle n’avait l’impression de sentir la présence de cette ombre près d’elle jour après jour. Son univers devient hostile et son quotidien vire rapidement au cauchemar.

Article liéLes lames de Mo Hayder

SI TU VEUX MON AVIS…

Karine Giebel joue avec les codes du thriller et t’entraîne dans une histoire troublante et pour le moins haletante. Pourtant, ce roman est loin d’être sans défaut : l’écriture est parfois d’une lourdeur déroutante, les portraits psychologiques des principaux personnages sont sculptés à la truelle, les effets sont souvent attendus…

Oui, mais… On reste baba devant  l’imagination remarquable de Karine Giebel et son talent exceptionnel pour ferrer son lecteur, le balader et le maintenir sous tension. Elle te met dans un étau et elle maintient bien serré jusqu’à la dernière page. Alors on oublie volontiers les maladresses et on plonge dans ce page turner au suspense insoutenable. Un thriller qui remplit bien son office et qui reste marquant longtemps après l’avoir refermé.

QUELQUES OMBRES…

« Cloé s’arrête un instant devant la fenêtre et son regard s’enfonce dans le jardin, baigné par la pâle lueur du lampadaire de la ruelle qui le borde. Vent naissant, ciel clair brodé d’étoiles.
Mais soudain, elle a le souffle coupé net. Une ombre, fugace, vient de passer devant la maison.
Pas une ombre, non.
L’ombre.
Immense, vêtu de noir, une capuche sur la tête, l’homme s’est arrêté près du muret. Ne faisant qu’un avec l’obscurité, il fixe la fenêtre.
Il fixe Cloé.
Elle hurle, une force invisible l’aspire en arrière. Dos au mur, ses mains plaquées sur la bouche, les yeux exorbités, elle écoute son coeur agoniser. »

Juste une ombre, Editions Pocket, 608 pages, format poche.