sands-of-time (2) 8 h piggy-bank (2) 8,00 € screaming (2) 2/5 heart-beats (2) 4/5 calendar (2) 1964

LE PITCH

Adepte de polars, je ne pouvais évidemment pas passer à côté de ce livre culte initialement édité sous le titre 1275 âmes. Pottsville, une bourgade du sud des Etats-Unis. Nick Corey, qui en est le shérif, n’a pas trop de mal à conjuguer sa paresse chronique, son alcoolisme latent et son goût des femmes avec son boulot qui consiste essentiellement à éviter les ennuis. L’approche des élections vient perturber cette routine et Nick se voit contraint de passer à l’action.

SI TU VEUX MON AVIS…

Pottsville, 1280 habitants est un livre phare du roman noir et à juste titre. Grâce à un humour noir et grinçant, Jim Tompson dresse le portrait d’une Amérique blanche puritaine, raciste, sexiste et arriérée. Le narrateur, Nick Corey, manipule le lecteur aussi bien que ses contribuables. On se prend de sympathie pour ce bougre de shérif qui est finalement le seul de cette ville à se servir un peu de ses neurones. Cette descente dans « le trou du cul du diable »ne laissera aucun lecteur indifférent. Attention toutefois à ne pas le lire trop jeune, la fin étant assez violente et le vocabulaire assez fleuri.

C’est aussi une occasion de revoir Coup de torchon de Bertrand Tavernier, une adaptation du livre transposé en Afrique de l’Ouest. Plus récemment, Jean-Bernard Pouy lui a rendu hommage avec 1280 âmes.

1280 MOTS… OU MOINS

« Je m’appelle Nick Corey. Je suis le shérif d’un patelin habité par des soûlauds, des fornicateurs, des incestueux, des feignasses, et des salopiaux de tout acabit. Mon épouse me hait, ma maîtresse m’épuise et la seule femme que j’aime me snobe. Enfin, j’ai une vague idée que tous les coups de pied qui se distribuent dans ce bas monde, c’est mon postèrieur qui les reçoit. Eh bien, les gars, ça va cesser. Je ne sais pas comment, mais cet enfer va cesser. »

Pottsville, 1280 habitants, Editions Rivages, 272 pages, format Poche